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Que dire à une femme qui vient de faire une fausse couche ?

Vous voudriez être présent sans minimiser ni être intrusif ? Il n’est pas nécessaire de trouver la phrase parfaite. Vous avez appris qu’une amie, une sœur, une collègue ou une proche vient de vivre une fausse couche, et que vous avez votre mobile dans la main, et que vous écrivez une phrase, puis vous l’effacez. Et  puis vous recommencez, pas parce que vous ne voulez rien lui dire, mais parce que vous avez peur de faire mal. La bonne nouvelle est qu’il n’existe pas de formule magique. Et que votre présence compte souvent davantage que votre capacité à trouver les mots parfaits.Car il n’y en a pas.

Commencer par reconnaître ce qui s'est passé

Vous pouvez dire très simplement :

« Je suis désolé que tu traverses ça. »

« Je pense à toi. »

« Je suis là si tu as besoin de moi. »

« Je ne sais pas vraiment quoi dire, mais je voulais que tu saches que je pense à toi. »

Ces phrases ne cherchent pas à expliquer ni à réparer. Mais simplement dire qu’un événement difficile vient de se produire.

Ne pas chercher immédiatement le côté positif

Lorsqu’une personne souffre, notre réflexe est parfois de chercher une issue rassurante :

« Tu retomberas enceinte. »

« Heureusement que c’était tôt. »

« Au moins, tu sais que tu peux tomber enceinte. »

Pourtant, parler immédiatement de l’avenir peut empêcher de reconnaître ce qui vient de se passer dans le présent.

Avant de rassurer, il peut être plus juste d’écouter.

Poser une question qui laisse réellement le choix

Au lieu de « Tu veux en parler ? »

vous pouvez dire :« Tu préfères en parler ou penser à autre chose aujourd’hui ? Les deux me vont. »

Au lieu de « Dis-moi si tu as besoin de quelque chose. », vous pouvez proposer quelque chose de concret comme : « Je peux passer déposer un repas mercredi. Tu me dis simplement oui ou non. »

Une proposition précise demande souvent moins d’énergie que la question très large

 « Qu’est-ce que je peux faire ? »

Ne pas disparaître après quelques jours

Les messages sont nombreux juste après l’annonce et ensuite la vie des autres reprend.

Un message deux semaines plus tard peut avoir beaucoup plus de valeur qu’on ne le croit. Car la tristesse continue. Elle ne s’arrête pas au bout de quelques jours.

Simplement comme « Je pensais à toi aujourd’hui. Pas besoin de répondre. »

C’est une manière de dire : je n’ai pas oublié.

Et si vous faites une maladresse ?

Il est possible de se tromper et vous pouvez simplement dire « Je crois que ce que je viens de dire était maladroit. Je suis désolé. » Il n'est pas nécessaire de se justifier longuement, juste de reconnaître et réajuster suffit souvent*

Vous voulez davantage de repères ? Vous avez peur de dire la mauvaise chose ?

Soutenir vous donne des formulations concrètes, des gestes simples et des repères pour soutenir sans minimiser

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