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Comment parler de sa fausse couche à ses proches ?
Après une fausse couche, à qui en parler, que dire et comment poser ses limites ? Quelques repères pour informer son entourage sans devoir tout raconter.
Avant, certaines personnes savaient qu’il y avait une grossesse, mais d’autres non.
Puis la grossesse s’arrête et une nouvelle question apparaît : faut-il maintenant raconter ce qui s’est passé ? Paradoxalement, il peut parfois sembler plus difficile d’annoncer la fin d’une grossesse que d’annoncer son début.
Vous n’avez pas à prévenir tout le monde
Vous pouvez choisir plusieurs cercles.
- Les personnes à qui vous voulez parler.
- Celles qui ont simplement besoin d’être informées.
- Celles à qui vous ne souhaitez rien dire.
Ce choix peut également évoluer avec le temps.
Vous pouvez avoir envie d’être entourée aujourd’hui et de ne plus vouloir répondre aux questions demain.
Une phrase courte peut suffire
On imagine parfois qu’annoncer une fausse couche nécessite une longue explication.
Ce n’est pas le cas.
Vous pouvez simplement écrire ou dire :
« Je voulais te prévenir que la grossesse s’est arrêtée. Je n’ai pas vraiment envie d’en parler davantage pour le moment, mais je préférais que tu le saches. »
Ou :
« La grossesse s’est malheureusement arrêtée. Si tu ne sais pas quoi me dire, ce n’est pas grave. Ta présence me suffit. »
Ces phrases permettent à la fois de transmettre l’information et de poser une limite.
Cela peut aussi rassurer vos proches qui parfois, par manque de mots, s’éloignent sans le vouloir.
Dire aussi ce dont vous n’avez pas besoin
Les proches veulent souvent aider mais en fait, vouloir aider ne signifie pas toujours savoir comment faire.
Vous pouvez donc préciser ce que vous voulez (si vous en êtes capables, mais ces phrases sont justement là pour vous aider) :
- « Je n’ai pas besoin qu’on cherche une raison. »
- « J’ai surtout besoin d’être écoutée. »
- « Pour le moment, je préfère que tu n’en parles pas aux autres. »
- « Je te recontacterai quand j’aurai envie d’en parler. »
Ces limites ne sont pas un rejet. Elles permettent simplement de protéger l’espace dont vous avez besoin.
Et lorsque les autres répondent maladroitement ?
Certaines remarques sont formulées pour rassurer, mais peuvent pourtant blesser. Vous n'êtes pas obligée de les commenter ni de vous justifier.
- « Tu es jeune. »
- « Vous réessayerez. »
- « Au moins, c’était tôt. »
- « La nature fait bien les choses. »
La personne essaie souvent de diminuer votre peine, de combler un silence gênant, de vous donner de l’espoir.
Mais lorsqu’on cherche immédiatement à relativiser ce qui s’est passé, on peut aussi donner l’impression que cela ne mérite pas d’être entendu.
Vous n’êtes pas obligé de corriger chaque maladresse.
Vous pouvez également répondre :
« Je sais que tu essaies de me rassurer. Pour le moment, j’ai surtout besoin qu’on reconnaisse que c’est difficile. »
Parler sans devoir rassurer les autres
C’est un phénomène assez fréquent : raconter une expérience difficile et se retrouver finalement à rassurer la personne en face.
- « Ne t’inquiète pas pour moi. »
- « Ça va aller. »
- « Ce n’est pas si grave. »
Vous n'êtes pas obligée de rassurer votre entourage ni de rendre votre récit plus facile à entendre pour les autres. Vous pouvez parler à votre rythme et interrompre la conversation. C’est VOTRE histoire. Pas la leur.
Vous pouvez parler à votre rythme. Et vous pouvez vous arrêter.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez mieux comprendre ce que vous voulez dire, à qui et comment, vous pouvez commencer par mettre vos propres mots par écrit.
Découvrir « L’après d’une grossesse arrêtée »
Et si vous souhaitez transmettre une ressource à quelqu’un de votre entourage :
Vous aimeriez être soutenue sans avoir à expliquer sans cesse ce dont vous avez besoin ?
Vous pouvez transmettre directement la ressource Soutenir à une personne de confiance.
Découvrir Soutenir